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Pour mieux comprendre nos ados - l'adolescence

Auteur : JOHANNA LIST-BRILLON Psychologue clinicienne, psychothérapeute
Date de publication : 22/10/2017
Tags : Santé

  

Pour la psychologie, l’adolescence est une phase de développement, de transition, initiée par la puberté et s’achevant par une stabilisation du fonctionnement psychique et l’entrée dans l’âge adulte. Elle correspond à une période tumultueuse de remaniements psychiques imposés par les changements corporels pubertaires : apparition des seins, des règles, des poils, mue, changement de taille et de structure osseuse...

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Certains l’appréhendent comme une phase à risque avec une forte présence de la violence et du sexuel qui remettent en question les acquis antérieurs. Elle peut également être envisagée comme une occasion de remanier ce qui était fragile, une nouvelle opportunité de construction de soi.

Réactivation de l’Oedipe
Dans le développement dit "normal", les sentiments œdipiens (amour pour le parent de sexe opposé et rivalité envers l’autre parent) s’apaisent environ à partir de 7 ans (période dite de latence). L’enfant accepte alors la relation triangulaire père-mère-enfant, il renonce à être lui-même l’objet de désir du parent de sexe opposé en se soumettant à «l’interdit de l’inceste». La rivalité se transforme en identification au parent qu’il prend alors pour modèle. $

À présent, la maturité génitale (la possibilité physique d’avoir des relations sexuelles) vient bousculer ces acquis préalables ou relancer ces questions encore brûlantes quand elles n’ont pu se pacifier pendant la période de latence (phase entre l’Oedipe et l’adolescence, de 7 ans à 11 ans environ). Pour intérioriser ces interdits fondamentaux pour le lien social et familial, les adolescents doivent renoncer à être tout puissants c’est-à-dire reconnaitre leurs limites, accepter de se soumettre à des lois.

 

Travail du narcissisme : investissement des limites et représentation de soi
Les assises narcissiques se sont pré-constituées dans la toute petite enfance par la relation précoce mère/enfant qui permettrait (ou pas) que l’enfant découvre sa dépendance vis à vis de l’autre «suffisamment tard». Un environnement carencé où le tout petit a été confronté trop tôt à la non satisfaction de ses besoins, et à son impossibilité de les satisfaire lui-même constitue une fragilisation narcissique. 

Pendant l’adolescence les changements corporels rapides modifient le corps plus vite que le cerveau n’a le temps de l’intégrer. Tout le monde a déjà vu un ado qui semble désarticulé, dont on se plaint de la maladresse, qui se cogne et fait tout tomber comme un conducteur qui n’aurait pas en tête les mesures de sa nouvelle voiture ! Ce décalage entre l’image intériorisée du corps et les contours du corps réel peut faire émerger un sentiment d’étrangeté et ébranler la représentation de soi et les limites dedans/dehors.

Ce sont alors les assises narcissiques qui doivent être suffisamment solides. Elles ont pour rôle de contenir et réguler les effets de ces modifications afin qu’elles ne soient pas désorganisantes et qu’elles n’atteignent pas les limites du moi. Pour ce faire, le jeune peut avoir besoin de se centrer sur lui-même et se désinvestir momentanément des relations sociales. 

Travail de perte et mouvements dépressifs
L’adolescence est à la fois un temps d’ouverture aux autres et un temps qui pousse à l’autonomie et l’indépendance, donc à une nouvelle séparation d’avec les parents dont les représentations inconscientes vont se substituer à la présence réelle.

La traversée adolescente se compose également de la perte du corps d’enfant, des bénéfices propres à l’enfance dans la relation aux parents, du renoncement définitif à l’autre genre... Ainsi les manifestations dépressives telles que l’ennui, la morosité et l’humeur dépressive peuvent être en réalité une lutte contre la dépression induite par l’adolescence ellemême. Néanmoins la frontière peut être mince avec une réelle dépression pathologique qui plongerait l’ado dans un abîme. Ces mouvements dépressifs sont donc toujours à interroger.

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